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Communiqué
de presse
La
gastronomie de Munich
«
Manger et boire profitent au corps, autant qu'à l'âme ». À Munich, on
vit encore aujourd’hui selon ce vieil adage bavarois. Pendant plus de
six siècles, des ducs, des princes électeurs et des rois de la dynastie
Wittelsbach ont fait de la capitale bavaroise leur résidence. Tandis
que la cour festoyait de mets exquis, la bourgeoisie de Munich faisait
bonne chair.
En Allemagne, et plus précisément à Munich, le
voyageur est surpris par l’impressionnante variété des spécialités
culinaires qui lui sont proposées. La capitale bavaroise reste
cependant particulièrement attachée à la gastronomie du terroir, qui
perdure depuis des siècles. La véritable cuisine de Munich comprend
de traditionnels plats de viande, les « Fleischgerichte », ou encore de
délicieux plats sucrés, les « Mehlspeisen ». À la carte de tous les
restaurants bavarois de la ville on retrouve : les jarrets de porc ou
de veau grillés, le « Tellerfleisch » (pot-au-feu servi avec du raifort
râpé), le « Münchner Sauerbraten » (viande de bœuf marinée avec des
condiments épicés), mais aussi du gibier, comme le cuissot de cerf ou
le rôti de sanglier, et enfin l’appétissant rôti de porc et ses «
Knödeln ». C’est à propos de cette spécialité renommée que le
célèbre comique et acteur munichois Karl Valentin, lui-même grand
amateur de « Knödel », avait soulevé avec humour la question du pluriel
du mot « Knödel ». Aujourd’hui encore le problème n’est pas résolu :
faut-il dire « Semmelknödel » ou »Semmelnknödeln » ? Quel que soit leur
pluriel, les Knödel restent l’accompagnement idéal des plats en sauce !
Ces sortes de quenelles qui ont la forme de boulettes sont déclinées
sous nombre de variantes, mais la favorite reste incontestablement la «
Semmelknödel » (faite à partir de pain), suivie de près par la «
Kartoffelknödel » (faite à partir de de pommes de terre). Les
ruisseaux et les lacs de Bavière fournissent Munich en poissons frais
de toutes espèces, comme les carpes, silures, saumons, brochets et
sandres. Le poisson préféré des Munichois est le « Steckerlfisch », un
maquereau ou une truite pêchés dans les lacs bavarois et grillés à la
broche. Ce poisson au barbecue est encore meilleur accompagné d’une
chope de bière bien fraîche. En Bavière, région de traditions,
l’Église a également exercé son influence dans le domaine culinaire.
Dans les couvents, on ne consommait pas de viande pendant le Carême.
C’est ainsi que les moines s’entendaient à merveille à préparer toutes
sortes de plats sucrés : beaucoup de farine, beaucoup de lait, du
beurre fondu et de la levure. Voilà comme sont nées les succulentes
créations à base de pâte levée telles que les « Dampfnudeln » cuites
dans le lait bouillant, les « Rohrnudeln », qui sortent du four toutes
dorées et croustillantes, ou encore les « Kiacheln « ou » Kücherl »,
beignets frits dans du beurre fondu.
Pour les petits creux, il y
a le « Brotzeit », ce délicieux casse-croûte typique de la Bavière. Les
occasions de le déguster ne manquent pas. À l’ombre des marronniers du
« Biergarten » (le « Jardin de bière »), une chope de bière ou de
panaché à la main, l’amateur de spécialités bavaroises pourra se
régaler du « Obaztda », mélange original composé de fromage mou,
souvent un camembert bien fait, et de beurre, d’oignons, de poivre, de
sel, de paprika et de cumin, le tout accompagné naturellement d’un
bretzel bien croustillant. La « Weißwurst », une sorte de boudin
blanc, est l’un des en-cas préférés des bavarois. Toujours dégustée au
cours de la matinée, cette saucisse très spéciale, et qui n’existe
qu’en Bavière, est considérée pratiquement comme un deuxième
petit-déjeuner. Elle est faite avec du veau et agrémentée de beaucoup
de persil frais, de zeste de citron et d’épices. Sortie du «
Wurstkessel » la chaudière à saucisses, elle arrive toujours toute
chaude sur la table dans une petite marmite. La consommation de la «
Weißwurst » doit respecter certaines lois traditionnelles. Il faut la
déguster « avant que sonnent les douze coups de midi », une règle
datant de l’époque où le réfrigérateur était encore inconnu. Manger
correctement la « Weißwurst » est tout un art : la peau ne se mange
pas, on peut donc tout simplement sucer la saucisse d’un bout à
l’autre, ou plus élégamment, la partager en son milieu dans le sens de
la longueur et ôter la peau de chaque moitié. La moutarde sucrée servie
avec la saucisse relève très bien son goût peu épicé. Un croustillant
bretzel et une « Weißbier » (une bière blanche brassée à base de blé et
non d’orge) accompagnent parfaitement la « Weißwurst ».
En tant que cité des gourmets, Munich a aussi beaucoup à offrir aux fins palais. Les inspecteurs du guide Michelin ont décerné une ou deux étoiles à huit restaurants de Munich pour l’édition 2009. L’autre bible des gourmets, le GaultMillau,
a attribué ses distinctions à dix restaurants de Munich (entre 16 et 18
points sur les 20 points possibles). Parmi les meilleurs restaurants
d’Allemagne, on compte toujours le célèbre Tantris ouvert en en 1971 (deux étoiles et 18 points sur 20 ; chef de cuisine Hans Haas).
Ces
récompenses, bien qu’enviées, obligent cependant les restaurants à se
surpasser sans cesse, si bien que tous les grands cuisiniers ne veulent
pas obligatoirement décrocher une étoile. Cela n’empêche pas les
restaurants munichois de se distinguer par une haute qualité, une
grande variété et un fort dynamisme. Une cuisine gourmande, jeune
et créative est par exemple proposée dans les restaurants suivants : Showroom (www.schweiger2.de; chef de cuisine Andreas Schweiger) situé dans le quartier de l’Au, Broeding (www.broeding.de ; chef de cuisine Manuel Reheis), installé dans le quartier de Neuhausen ou le restaurant M Belleville (www.mbelleville.com; chef de cuisine Manina Panzer) situé dans le quartier de Schwabing.
Munich doit aussi sa réputation culinaire aux grands traiteurs tels que Dallmayr et Käfer. Dallmayr
est l’adresse la plus ancienne de la ville et est réputé pour la
finesse de ses produits. Une visite dans la boutique historique est un
enchantement. Des stands permettent de déguster sur place un grand
nombre de spécialités. Le restaurant gastronomique de Dallmayr (voir
ci-dessus), à l’ambiance très distinguée, est installé au premier
étage. L’épicerie fine Käfer
est également incontournable et propose aux gourmets venus du monde
entier une pléiade de produits exceptionnels. Les clients qui préfèrent
être servis à table se rendront au Käfer-Schanke (« Comptoir de Käfer »; chef de cuisine Volker Eisenmann).
L’îlot le plus coloré et le plus apprécié pour l‘abondance de son choix reste le « Viktualienmarkt
», (« Marché aux victuailles »), situé au cœur de Munich. Créé en 1807
pour vendre les denrées des paysans, ce marché propose aujourd’hui des
spécialités nationales et internationales. L’offre en produits frais
n’a que peu d’égal en Europe. C’est pour cela que le « Viktualienmarkt
» constitue aussi un lieu de prédilection pour les grands maîtres de la
gastronomie qui s’y rencontrent presque tous les jours : pas seulement
pour les achats quotidiens, mais aussi tout simplement pour fouiner un
peu.
Epiceries fines:
Dallmayr, Dienerstraße 14-15, Tel. 21350, www.dallmayr.de
Käfer, Prinzregentenstraße 73, Tel. 41 68-0, www.feinkost-kaefer.de
Les restaurants gastronomiques ayant été décorés :
Pour les étoiles, l’évaluation se fonde sur le guide Michelin
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| Tantris, Johann-Fichte-Straße. 7, Tel. 36 19 59-0, www.tantris.de Dallmayr, Dienerstraße 14, Tel. 21 35 100, www.dallmayr.de
Acquarello, Mühlbaurstraße 36, Tel. 47 04 84 8, www.acquarello.de
Königshof, Karlsplatz 25, Tel. 55 13 61 42, www.koenigshof-muenchen.de
Mark´s Restaurant Mandarin Oriental, Neuturmstraße 1, Tel. 29 09 80,
www.mandarinoriental.com
Schuhbeck’s Südtiroler Stuben, Platzl 6+8, Tel. 21 66 900,
www.schuhbeck.de Schweiger2 Restaurant ShowRoom, Lilienstr. 6, Tel. 44 42 90 82, www.schweiger2.de
Terrine, Amalienstraße 89, Tel. 28 17 80, www.terrine.de |
Pour les points (sur 20), l’évaluation est basée sur le guide des restaurants
GaultMillau :
Tantris (18), Johann-Fichte-Straße 7, Tel. 36 19 59-0, www.tantris.de
Königshof (18), Karlsplatz 25, Tel. 55 13 61 42,
www.koenigshof-muenchen.de
Acquarello (17), Mühlbaurstraße 36, Tel. 47 04 84 8, www.acquarello.de Atelier (17) im Hotel Bayerischer Hof, Promenadenplatz 2-6, Tel. 21 20 743; www.bayerischerhof.de
Hippocampus (17), Mühlbaurstraße 5, Tel. 47 58 55, www.hippocampus-restaurant.de
Schuhbeck’s Südtiroler Stuben (17), Platzl 6+8, Tel. 21 66 900, www.schuhbeck.de Terrine, (17) Amalienstraße 89, Tel. 28 17 80, www.terrine.de 181 first (17), Spiridon-Louis-Ring 7, Tel. 35 09 48 181, www.drehrestaurant.de
Acetaia (16), Nymphenburger Straße 215, Tel. 13 92 90 77, www.acetaia.de Jin (16), Kanalstraße 14, Tel. 21 94 99 70, www.restaurant-jin.de
Quelques restaurants traditionnels proposant de la cuisine bavaroise :
Andechser am Dom, Weinstr. 7a, Tel. 29 84 81, www.andechser-am-dom.de
Augustiner Bräu, Neuhauser Straße 27, Tel. 231 83-257, www.augustiner-restaurant.com
Bratwurst Herzl, Dreifaltigkeitsplatz 1, Tel. 29 51 13, www.bratwurstherzl.de
Donisl, Weinstr.1, Tel. 29 62 64, www.bayerischer-donisl.de
Franziskaner Fuchsenstuben, Residenzstr.9 und Perusastr.5, Tel.
23 18 120, www.zum-franziskaner.de Fraunhofer, Fraunhoferstraße 9, Tel. 26 64 60, www.fraunhoferwirtshaus.de
Hackerhaus, Sendlinger Straße 14, Tel. 26 05 026, www.hackerhaus.de
Haxnbauer, Sparkassenstr./Am Platzl, Tel. 29 16 21 00, www.haxnbauer.de
Hofbräuhaus, Platzl 9, Tel. 29 01 360, www.hofbraeuhaus.de Löwenbräukeller, Nymphenburger Straße 2, Tel. 52 60 21, www.loewenbraeukeller.com
Ratskeller, Marienplatz 8, Tel. 21 99 890, www.ratskeller.de
Spatenhaus, An der Oper, Residenzstraße 12, Tel. 29 07 06-0, www.kufler-gastronomie.de
Weisses Bräuhaus, Tal 7, Tel. 29 01 380, www.weisses-brauhaus.de
Zum Dürnbräu, Dürnbräugasse 2, Tel. 22 21 95
Zum Spöckmeier, Rosenstr. 9, Tel. 26 80 88, www.zum-spoeckmeier.de
Brasseries classiques brassant elles-mêmes leur bière :
Hacker Pschorr Bräuhaus, Theresienhöhe 7, Tel. 51 99 77 57, www.braeuhaus-an-der-bavaria.de
Paulaner am Nockherberg, Hochstraße 77, Tel. 459 91 30,
www.nockerberg.com
Unionsbräu, Einsteinstraße 42, Tel. 47 76 77, www.unionsbraeu.de
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